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publié le 21/10/2026

Top 10 des groupes oubliés de Manchester

À l'occasion de la venue des Chameleons au Krakatoa le 29 octobre prochain et à l'heure où Oasis remplit des stades dans le monde entier, on a décidé de s'intéresser à 10 groupes mancuniens oubliés, injustement méconnus, one-hit wonders ou à la longue carrière tapie dans l’ombre.

Chameleons © DR

Inspiral Carpets

À la fin des années 1980, Manchester l’ouvrière et la grisonnante est devenue Madchester. Avec l’Haçienda comme épicentre – première discothèque anglaise à jouer de la musique électronique – c’est toute une nouvelle vague mêlant acid house, dance et rock indépendant qui déferle sur le paysage culturel. Parmi les groupes apparus à cette époque, impossible de passer à côté des Inspiral Carpets, de leur imagerie psyché (on vous laisse découvrir les pochettes), leurs riffs d’orgue et leurs guitares distordues.

Blue Orchids

Échappé·es de The Fall, Martin Bramah et Una Baines fondent Blue Orchids en 1979. Ils ne sortiront qu’un seul album, The Greatest Hit (Money Mountain), un bijou de post-punk halluciné et hallucinant porté par des tubes en puissance comme The Flood ou Disney Boys. Après cette fulgurance, les Blue Orchids continuent leur bonhomme de chemin comme backing-band de Nico. Une poignée d’albums et de compilations plus tard, ils se font rares mais tournent toujours en Angleterre.

Spring King

Voilà un groupe “indie” dont seul·es nos ami·es d’Outre-Manche possèdent le secret de fabrication. Le genre à produire des petites bombes un peu punk, un peu arty, qui se glisseraient aisément dans n’importe quelle bande-son de FIFA. Point bonus ? Leur batteur-chanteur ! À découvrir si vous aimez les Vaccines ou Cage The Elephant.

Magazine

Premier chanteur des Buzzcocks (un groupe qui aurait pu être mentionné dans ces lignes si leur plus gros tube n’apparaissait pas dans Shrek 2), Howard Devoto n’a pas attendu que le punk soit déclaré mort pour enfoncer les clous dans le cercueil. À la tête de Magazine, formation post-punk avant l’heure, Devoto va marquer toute une génération dès son premier album Real Life, chef d’œuvre à l’ambiance sombre et poisseuse.

Blanketman

Avec un nom faisant référence à la Blanket Protest, un mouvement de protestation des prisonniers pendant le conflit nord-irlandais, Blanketman n’oublie pas que musique et politique sont indissociables. Dans l’immense flot de groupes étiquetés “post-punk” apparus à la fin des années 2010 (coucou shame, IDLES, Fontaines DC…), le quintet se sera démarqué par une inventivité sans faille, à base de clips DIY sur fond vert et de flegme so british.

Northside

Quoi de plus Madchester qu’un groupe qui se voit censuré par la BBC pour une chanson incitant un peu trop explicitement à la consommation de produits illicites (en l'occurrence le LSD sur Shall We Take A Trip ?) ?. Ceci n’a pas empêché Northside, quelque part entre les Stone Roses et les Happy Mondays, de connaître le succès avec deux albums chez Factory Records ni rester plusieurs semaines bien placé au Top 50.

Slaughter & The Dogs

Et si Slaughter & The Dogs était sans le savoir le groupe le plus influent du Royaume-Uni ? Le 4 juin 1976, ils ouvrent pour les Sex Pistols au Lesser Free Trade Hall de Manchester. Dans la foule, des futurs membres de Joy Division, The Smiths, The Fall, Simply Red mais aussi Tony Wilson (Factory Records), Alan McGee (Creation Records), John Cooper Clarke... Tous reconnaissent ce concert comme un des moments les plus prépondérants dans la suite de leurs aventures musicales.

808 State

Pionniers parmi les pionniers et éternellement associés à l’Haçienda, 808 State tirent leur nom de la mythique boîte à rythmes Roland TR-808. Et si leur premier album Newbuild (1988) a influencé tout une génération de producteur·ices électroniques, c’est l’année suivante que le trio atteint son apogée avec Pacific State, une plage musicale trippante de six minutes qui pose les bases de l’ambient house.

The Ting Tings

2008. Vous portez des jeans bien trop serrés pour vous, des Converse aux pieds, des lunettes de soleil en plastique fluo et une tripotée de groupes en “The” occupe la bibliothèque de votre iPod Nano (mais si, ceux de toutes les couleurs !). Parmi eux : The Ting Tings, duo formé par Katie White et Jules de Martino, qui encapsule cette époque à la perfection avec son indie pop électronique et tubesque (Shut Up And Let Me Go, That’s Not My Name…).

The Charlatans

Last not but least, voilà un groupe qui porte très mal son nom ! À mi-chemin entre la scène Madchester et la déferlante britpop, les Charlatans n’ont rien d’une arnaque. En mélangeant rock psyché, guitares accrocheuses et orgue vintage, le groupe mené par Tim Burgess a réussi à traverser les décennies et se faire une place de choix dans le panthéon du rock britannique, bien que plutôt resté sous les radars par chez nous. The Only One I Know, tube absolu.